Kisisa Kréol ? Projection du 1er film 100% Mauricien
Mardi 31 octobre - 20h00
Cinéma "Les Variétés"
37, rue Vincent Scotto 13001 Marseille - Métro Noailles
Hors Diégo - 12' - Mounir Allaoui
Gros plan sur les exilés de Diégo Garcia, île de l'océan indien "vendue" aux américains...
Bénarés - 80' - Barlen Pyamootoo
La naissance d'un cinéaste
En 1999, quand Barlen Pyamootoo écrit le roman Benares, il ne pense en aucun cas au septième art. Mais quelques années plus tard, le producteur Joël Farges lui demande de lui céder les droits pour le cinéma, ce qu'il accepte, à condition de pouvoir écrire le scénario. Farges consent également que l'écrivain se charge de la mise en scène, car celui-ci ne veut être dépossédé "ni de [ses] mots, ni de [ses] images". De son propre aveu, il lui a été très difficile de faire la transition entre le roman et le scénario, et il lui a fallu du temps avant de pouvoir privilégier les images aux textes.
Les prémisses du cinéma mauricien
Benares est le premier film tourné dans la langue du pays, le créole mauricien, avec un réalisateur et des acteurs mauriciens.
Montrer la "vraie" île Maurice
Le réalisateur Barlen Pyamootoo a voulu montrer la vraie île Maurice, qui est très éloignée de celle que les touristes connaissent. Au lieu de filmer les côtes, il a donc privilégié l'intérieur du pays, les champs de cannes à sucre, les petites boutiques et les routes qui passent à l'intérieur des terres, y compris pour relier une ville côtière à l'autre.
Bénarès, une ville-fantôme
A l'île Maurice, il existe vraiment un village nommé Bénarès. Il était très vivant jusqu'à la fin des années 60, avant que le moulin à sucre qui faisait sa richesse ne ferme. Depuis, Bénarès a été désertée et on ne trouve que quelques habitants, qui s'étonnent de voir passer des touristes. Le réalisateur compare le village aux "villes-fantômes de l'ouest américan".
La nuit sur l'île
Barlen Pyamootoo, de retour à l'île Maurice après 20 ans passés en France, a été frappé par l'immobilité dans laquelle sombrent la plupart des villes dès que la nuit tombe. En effet, les villages éloignés de la côte ressemblent vite à des "déserts". D'autre part, le réalisateur a noté que les seules femmes que l'on peut voir le soir sont des prostituées. Grâce à Benares, Pyamootoo a donc cherché à "rendre la nuit présente par le biais des femmes".
Copyright © Allociné 2006.